Oui, quasiment tous les jours, je prends le métro. J’aime bien, c’est pratique et ça va vite. J’aime pas l’incivilité qui y règne trop souvent.
Ligne 14. Station Bercy, en provenance de la ligne 2. Dans l’escalator qui descend, pendant les vacances scolaires, personne sauf un homme et son fils de 9 ans environ avec un sac de voyage. Je suis pressée, je vais travailler contrairement à eux qui, de toute évidence s’apprêtent à prendre un train gare de Lyon.
Premièrement, comment se fait-il que les gens n’aient pas intégré la logique de se mettre sur la file de droite pour ne pas empêcher les gens pressés d’avancer ? Franchement, depuis le temps que ça fait chier tous le monde !
Je descends sur ma file de gauche et j’arrive à la hauteur de ce pauvre gamin que je “bouscule” avec délicatesse pour qu’il se mette sur le côté. Ce n’est pas ce jeune gosse que je visais avec mon comportement un tantinet rustre mais le père. Putain de bobo-beauf trentenaire et chauve en plus de ça. Je fonce mais j’entends une petite voix (celle du père) qui émet un “connasse” qui, malgré le bruit ambiant parvient jusqu’à mes oreilles. (contrôle auditif : 10/10). J’hésite à me retourner mais comme je vois que mon métro n’est pas encore là et que je n’accepte pas qu’on m’insulte à tort, je me retourne : Qu’est ce que vous dîtes ?
Vous pourriez vous excuser qu’il me dit un peu surpris de ma volte-face (comme si je n’avais pas fait exprès de légèrement bousculer son môme !).
C’est vous qui devriez vous excuser !
Après il me dit que son gamin n’y est pour rien et je lui réponds qu’en effet, c’est son rôle à lui d’éduquer son fils et que c’est donc de sa faute à lui et qu’au moins aujourd’hui, son fils (témoin et acteur malheureux de cette scène), aura appris quelque chose ! Nan mé.
Ca ne lui a pas plu.
Des histoires comme celles-là, j’en ai tellement que je pourrais les compiler ! Parfois, ce n’est pas moi qui suis la victime de ce type d’incivilité.
Autre scène de la vie quotidienne dans le métro. Toujours ligne 14. Dans la rubrique “les gens qui voyagent sont extraordinaires”, une femme, petite quarantaine, entre dans la rame à la gare de Lyon avec une valise géante et un jeune garçon (dizaine d’années) et un sac à main. Une femme, la cinquantaine corpulente, est assise, elle avance jusqu’à elle, alors qu’il y a suffisamment de place pour ne pas la coller et en se retournant, elle lui met son sac qu’elle porte à l’épaule à 3 cm de la tête de la femme assise ! Si c’est gavé de monde, on comprend une certaine promiscuité mais ce n’était pas le cas. Bien entendu, la valise géante reste plantée en plein milieu pour bien gêner les allées et venues des voyageurs qui entrent et qui sortent. Aucune capacité d’optimisation spaciale.
Il y a aussi la jeune mère de famille pauvre qui sort avec son bébé et prend le métro “et je t’emmerde” (ambiance, je suis une mère modèle, je m’occupe de mon enfant, je le sors, mais qu’est-ce que je me fais chier dans ma vie). Tu le crois qu’elle s’assoit sur le strapontin juste devant les portes, la poussette format 4/4 dans le sens de la largeur, devant elle qui empêchent les entrées et sorties de tout le monde ! Là, on est ligne 8 et pas aux horaires de pointes, il y a de la place ! Mais on ne lui a rien dit parce que tout le monde sait bien qu’une mère de famille c’est comme les vaches en Inde : SA-CREE !!
Le jeune geek. Alors lui, il a poussé trop vite, il doit se baisser pour monter dans le métro sous peine de se fracasser le crâne. Lui, il a des horaires de bureau alors il ne voyage QUE pendant les heures de pointes et il trimballe avec lui un énorme sac à dos d’1m2 d’envergure. Une fois dans la rame, il oublie qu’il transporte un cadavre sur son dos et au moment où il se retourne, toi qui te trouves juste derrière lui, tu es assommé ! Naturellement, il ne lui viendrais pas à l’esprit d’ôter son sac, et, demander pardon ? N’en parlons pas puisqu’il ne s’est aperçu de rien !
Pour finir, on peut mentionner les trajets accomplis juste à côté d’un mec qui sort d’un cendrier ou qui a passé sa journée dans une bouteille de vin.
Il n’y a pas de bilan à tirer de ces scènes de vie quotidienne dans le métro, mais si un jour ton chemin croise le mien dans le métro et que ton sac à main déborde allègrement jusqu’à venir s’installer sur mes genoux, n’attend pas de moi que je m’excuse de t’informer de reprendre le contôle de tes affaires personnelles, je te ferais savoir que ton confort ne se fait pas au détriment du mien.